Sol

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Les sols stockent, sous forme de matières organiques, deux à trois fois plus de carbone que l’atmosphère. Leur utilisation engendre des flux de CO2 et a des répercussions sur l’évolution du climat. Aujourd’hui, l’enjeu est de limiter les pertes lorsqu’elles sont liées au retournement des terres et d’accroître les stocks par la promotion de pratiques agricoles et sylvicoles adaptées.

Les matières organiques du sol constituent le réservoir de carbone organique le plus important, devant la biomasse des végétaux. Le premier mètre des sols mondiaux stocke entre 1500 et 2400 milliards de tonnes de carbone organique.

Les pertes de sols et des matières organiques qu’ils contiennent remettent en cause leur rôle de puits de carbone et augmentent les émissions. Une réduction de 5 % des stocks représenterait l’équivalent de deux à quatre années d’émissions. En France, 3 à 4 milliards de tonnes de carbone sont stockés dans les 30 premiers centimètres de sols, soit trois fois plus de carbone que dans le bois des forêts. Les niveaux de stocks se montrent très variables selon les occupations, le type de sol et le climat. La tendance serait une réduction des teneurs en matières organiques dans les sols agricoles mais avec de fortes disparités entre les régions et les territoires.

Les évolutions des stocks de car- bone dans les sols français restent encore très incertaines en raison du nombre de mécanismes impliqués et de la dif culté à les quanti er: extension des surfaces forestières, développement des surfaces urbanisées, retournement des prairies et évolution des pratiques culturales. À cela, s’ajoute l’impact du changement climatique. Ce phénomène favorise la production de matière végétale et accroît aussi la dégradation des matières organiques.

Source : Plaquette Ademe